Entrepreunariat et Développement durable

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Etude de la coévolution des écosystèmes entrepreneuriaux et de l'entrepreneuriat institutionnel : Le cas durable ..

Entrepreunariat et Développement durable

Le cadre théorique et les enjeux

L'article « Etude de la coévolution des écosystèmes entrepreneuriaux et de l'entrepreneuriat institutionnel : Le cas de l'entrepreneuriat durable » par Carle et Rayna, examine le lien entre les écosystèmes entrepreneuriaux (EE) et l'entrepreneuriat institutionnel, en se concentrant sur les startups durables. Les auteurs montrent que les entrepreneurs durables doivent souvent surmonter des environnements institutionnels hostiles, ce qui les oblige à devenir des entrepreneurs institutionnels, modifiant les réglementations et les cadres existants pour assurer leur survie. L'évolution des EE est mise en avant comme un facteur influençant cette dynamique, avec une emphase sur les changements nécessaires pour passer d'un EE classique à un EE durable (SEE). L'étude s'appuie sur des cadres conceptuels, tels que ceux de Bischoff et Volkmann (2018), pour caractériser les EE, et de Hillman et Hitt (1999) pour analyser les pratiques d'entrepreneuriat institutionnel.

Méthodologie et étude de cas

Les auteurs adoptent une approche qualitative immersive, basée sur des études de cas de quatre startups parisiennes. Deux de ces startups ont été lancées dans les années 2010, dans un EE hostile, et les deux autres dans les années 2020, dans un environnement plus favorable. L'approche hybride combine des analyses thématiques déductives et inductives pour identifier les perceptions des entrepreneurs, les défis rencontrés et les stratégies utilisées pour transformer leur environnement institutionnel. Les interviews approfondies et la triangulation des données permettent de mettre en lumière l'évolution des EE et des pratiques d'entrepreneuriat institutionnel au fil du temps.

Résultats et implications

Les résultats montrent une transition des EE, d'un environnement hostile dans les années 2010 à un environnement plus favorable dans les années 2020. Cependant, même dans un EE favorable, l'entrepreneuriat institutionnel persiste, bien que son objectif évolue. Dans un environnement hostile, il est individuel et axé sur la survie de la startup, tandis que dans un environnement favorable, il devient collectif, visant à orienter tout l'écosystème vers une durabilité accrue. Les composantes critiques, telles que les employés, les clients, les institutions financières et les organisations gouvernementales, jouent un rôle clé, bien que certaines demeurent ambiguës quant à leur soutien à la durabilité.

Conclusion

L'article apporte une contribution significative à la compréhension de la coévolution entre les EE et l'entrepreneuriat institutionnel, en mettant en évidence la nécessité d'adopter une perspective dynamique. Il illustre comment les startups durables continuent d'influencer leur environnement même lorsqu'il devient plus favorable, transformant l'entrepreneuriat institutionnel en un outil de transition systémique. Les auteurs suggèrent que ces résultats pourraient être étendus à d'autres types de startups innovantes, ouvrant ainsi des pistes pour des recherches futures sur les EE et leur évolution vers des SEE. Cepenadnt, nous pouvons constater que la solution écologique actuelle s'inscrit toujours dans un système économique qui par ses fondements engage déjà une guerre sans merci, à tout ce que l'écologie veut prétendre défendre. Clément Sénéchal, dans "Pourquoi l'écologie perd toujours", analyse les causes structurelles des échecs répétés des mouvements et politiques écologiques. Il critique un système politique et économique dominé par des intérêts court-termistes, où la croissance capitaliste et les lobbies industriels marginalisent les enjeux environnementaux. Sénéchal souligne l'incapacité des partis écologistes et des ONG à transformer leurs victoires symboliques en changements concrets, en raison de compromis institutionnels et d'une absence de remise en question radicale du modèle productiviste. Dans son ouvrage il appelle à une refonte systémique, plaçant la justice sociale et écologique au cœur d'un projet de société dépassant les logiques de profit et de compétition.

Ouverture

Comment se positionner, en tant qu'entrepreneur, lorsque l'impact auquel on aspire est toujours biaisé par le système économique qui est à contre courant de nos objectifs ? Doit-on être pragmatique en utilisant les codes classiques pour espérer un petit changement sachant qu'on adhère à ce système productiviste qui est la vraie cause de la précarité de la question écologique ? ou au contraire pousser l'agenda écologique sans les succès qui vont avec pour multiplier des solutions pas excessivement capitalistes et qui ont du sens à long terme ?